L'Islam est la voie que nous avons choisie - Centre Islamique de Sarthe
Le Mans, Sarthe (72)

L’Aumône légale (Az-zakat)

La charité n’est pas seulement recommandée par l’Islam, elle est exigée de tout musulman financièrement stable. Donner la charité à ceux qui la méritent fait partie du caractère musulman et constitue l’un des cinq piliers de la pratique islamique. La zakat est considérée comme une “charité obligatoire” ; c’est une obligation pour ceux qui ont reçu leur richesse de Dieu de répondre aux membres de la communauté dans le besoin. Dépourvues de sentiments d’amour universel, certaines personnes ne savent que thésauriser la richesse et l’enrichir en la prêtant avec des intérêts. Les enseignements de l’Islam sont l’antithèse même de cette attitude. L’islam encourage le partage des richesses avec les autres et aide les gens à se débrouiller seuls et à devenir des membres productifs de la société.

En arabe, il est connu sous le nom de zakat qui signifie littéralement “purification”, car la zakat est considérée comme purifiant le cœur de la cupidité. L’amour de la richesse est naturel et il faut croire fermement en Dieu pour qu’une personne se sépare d’une partie de sa richesse. La zakat doit être payée sur différentes catégories de biens – or, argent, argent ; bétail ; produits agricoles ; et marchandises commerciales – et est payable chaque année après un an de possession. Elle exige une contribution annuelle de 2,5 % de la richesse et des biens d’un individu.

Comme la prière, qui est une responsabilité à la fois individuelle et communautaire, la zakat exprime le culte et l’action de grâce d’un musulman envers Dieu en soutenant les personnes dans le besoin. Dans l’Islam, le véritable propriétaire des choses n’est pas l’homme, mais Dieu. L’acquisition de la richesse pour elle-même, ou pour qu’elle augmente la valeur d’un homme, est condamnée. La simple acquisition de richesses ne compte pour rien aux yeux de Dieu. Elle ne donne à l’homme aucun mérite dans cette vie ou dans l’au-delà. L’Islam enseigne que les gens doivent acquérir des richesses dans l’intention de les dépenser pour leurs propres besoins et ceux des autres.

“L’homme”, dit le Prophète, “dit” : Ma richesse ! Mes richesses ! N’avez-vous pas d’autres richesses que celles que vous donnez en aumône et que vous conservez, portez et déchirez, mangez et consommez ?

Tout le concept de richesse est considéré dans l’Islam comme un don de Dieu. Dieu, qui l’a fourni à la personne, en a fait une partie pour les pauvres, de sorte que les pauvres ont un droit sur leurs richesses. La zakat rappelle aux musulmans que tout ce qu’ils possèdent appartient à Dieu. Les gens reçoivent leur richesse comme un don de Dieu, et la zakat est destinée à libérer les musulmans de l’amour de l’argent. L’argent versé dans la zakat n’est pas quelque chose dont Dieu a besoin ou qu’il reçoit. Il est au-dessus de tout type de dépendance. Dieu, dans sa miséricorde sans limite, promet des récompenses pour l’aide apportée aux personnes dans le besoin, à la condition fondamentale que la zakat soit payée au nom de Dieu ; il ne faut pas attendre ou exiger des bénéficiaires des gains matériels ni chercher à se faire un nom en tant que philanthrope. Il ne faut pas blesser les sentiments d’un bénéficiaire en lui donnant un sentiment d’infériorité ou en lui rappelant l’aide.

L’argent donné sous forme de zakat ne peut être utilisé que pour certaines choses spécifiques. La loi islamique stipule que les aumônes doivent être utilisées pour soutenir les pauvres et les nécessiteux, pour libérer les esclaves et les débiteurs, comme le mentionne spécifiquement le Coran (9:60). La zakat, qui s’est développée il y a quatorze cents ans, fonctionne comme une forme de sécurité sociale dans une société musulmane.

Ni les écritures juives ni les écritures chrétiennes ne font l’éloge de la manumission des esclaves en l’élevant au rang de culte. En effet, l’Islam est unique dans les religions du monde en ce qu’il exige des fidèles qu’ils aident financièrement les esclaves à gagner leur liberté et a élevé la manumission d’un esclave au rang d’acte de culte – si cela est fait pour plaire à Dieu.

Sous les califats, la collecte et la dépense de la zakat étaient une fonction de l’État. Dans le monde musulman contemporain, elle a été laissée à l’individu, sauf dans certains pays où l’État remplit ce rôle dans une certaine mesure. En Occident, la plupart des musulmans dispersent la zakat par le biais d’organisations caritatives islamiques, de mosquées ou en donnant directement aux pauvres. L’argent n’est pas collecté lors des services religieux ou via des plaques de collecte, mais certaines mosquées gardent une boîte de dépôt pour ceux qui le souhaitent afin de distribuer la zakat en leur nom. Contrairement à la zakat, il est préférable de donner en privé, même en secret, d’autres formes de charité, afin de garder son intention purement pour Dieu.

Outre la zakat, le Coran et Hadeeth (paroles et actions du prophète Muhammad, que la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur lui) mettent également l’accent sur la sadaqah, ou aumône volontaire, qui est destinée aux nécessiteux. Le Coran met l’accent sur le fait de nourrir les affamés, de vêtir les personnes nues, d’aider ceux qui sont dans le besoin, et plus on aide, plus Dieu aide la personne, et plus on donne, plus Dieu donne à la personne. On sent qu’on prend soin des autres et que Dieu prend soin de lui.

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